Muséum national d’Histoire naturelle, Paris

Fondé en 1793 à l’emplacement du Jardin royal des plantes médicinales (actuel Jardin des plantes), le Muséum national d'Histoire naturelle a pour mission la conservation des collections, la recherche et la diffusion de la culture scientifique. Le site offre la particularité de révéler l’évolution de l’enseignement et de l’étude du vivant depuis la période classique. En effet, il regroupe un nombre d’édifices remarquable, de tailles, époques et principes constructifs très divers, allant de l’abri des chevaux de Przewalski couvert en chaume à la grande galerie de l’évolution, ancienne galerie de zoologie, inaugurée en 1889, en passant par le kiosque du belvédère construit en 1786, plus vieille construction métallique de Paris.

Période classiquePériode contemporaineClassé

Plus d’informations: mnhn.fr

Entrée du Muséum national d'Histoire naturelle, rue Geoffroy Saint-Hilaire à Paris, 2023

Photo: Myr Muratet

Jardin des plantes de Paris, 2023

Photo: Myr Muratet

Grande Galerie de l'Évolution du Muséum national d'Histoire naturelle de Paris, 2023

Photo: Myr Muratet

Bâti à partir de 1869, le pavillon des reptiles est le premier pavillon d’herpétologie construit. Il témoigne d’une réflexion sur la présentation des animaux dans une restitution de leurs milieux grâce à des bassins et vitrines-vivariums qui, par transparence, permettent aux visiteurs de superposer la vue sur les reptiles et amphibiens et celle sur le Jardin des Plantes. L’édifice ne connaît qu’une modification notable affectant sa morphologie: la surélévation de l’aile Nord en 1962, qui permet d’augmenter la surface de bureaux, sans affecter les dispositions des salles muséales au rez-de-chaussée. Afin d’améliorer les conditions de vie des reptiles, l’expérience des visiteurs et de sauvegarder les dispositions architecturales, Eugène a travaillé sur une restauration-réhabilitation d’ampleur. En collaboration avec une équipe de zootechniciens et de scénographes, le pavillon a été transformé pour mieux sensibiliser le public aux enjeux contemporains de préservation des espèces, favoriser le bien-être animal et pour préserver un édifice qui assure depuis la fin du XIXe siècle la transmission de la connaissance scientifique.

Diagnostic, étude et chantier

En cours, depuis 2019

Coût des travaux6 000 000

Maîtrise d’ouvrageEPAURIF

Mandataireh2o architectes

Maîtrise d’œuvreÉquilibre Structures, GT2i, Milieu studio, VPEAS

Construite entre 1893 et 1898 grâce au concours d’Albert Caudry, professeur en paléontologie, de Georges Pouchet, professeur en anatomie comparée, et de Ferdinand Dutert, architecte, la Galerie de paléontologie et d’anatomie comparée est un édifice novateur tant par son projet scientifique et muséographique que par son architecture. En effet, les collections qu’elle abrite sont organisées en un parcours sélectif et raisonné, offrant aux visiteurs un aperçu des disciplines émergentes que sont la paléontologie, l’anatomie comparée, et à l’origine, l’anthropologie. La majeure partie de la structure du bâtiment de style Art Nouveau est réalisé en métal. L’édifice actuel ne représente que la moitié de celui originellement envisagé. Depuis son inauguration, le bâtiment n’a été que très peu modifié. Un pavillon, implanté à l’Ouest à l’emplacement – dans le projet de 1893 – d’un pavillon central ouvrant sur une seconde galerie, parachève l’édifice en 1958. L‘état de la Galerie de paléontologie et d’anatomie comparée possède de nombreuses dispositions qui ne correspondent plus aux réglementations actuelles, et nécessite la mise aux normes de plusieurs de ses installations. Notre projet préconise plusieurs aménagements pour améliorer le confort de visite, les conditions d’accueil de tous les publics et pour garantir la sécurité incendie de l’édifice, tout en tenant compte des spécificités architecturales de l’existant.

Diagnostic, étude et chantier

En cours, depuis 2021

Coût des travaux6 000 000

Maîtrise d’ouvrageMuséum national d’Histoire naturelle

Mandataireh2o architectes

Maîtrise d’œuvreVPEAS, Équilibre Structures, GT2i, SETEC bâtiment

Salle d'Anatomie comparée de la Galerie de paléontologie et d'anatomie comparée du Jardin des plantes de Paris, 2021

Photo: Stéphane Chalmeau

Salle d'Anatomie comparée de la Galerie de paléontologie et d'anatomie comparée du Jardin des plantes de Paris, 2021

Photo: Stéphane Chalmeau

Salle d'Anatomie comparée de la Galerie de paléontologie et d'anatomie comparée du Jardin des plantes de Paris, 2021

Photo: Stéphane Chalmeau

L’enclos réservé aux orangs-outans de la singerie construite dans les années 1930 par l’architecte Chaussemiche se révèle trop petit depuis de nombreuses années. Une nouvelle volière construite sur un enclos voisin et reliée à la singerie historique est donc mise en place. Sa connexion avec l’édifice historique ainsi que la restauration de ce dernier accompagneront ces travaux pour l’amélioration du bien-être animal au sein de la ménagerie.

Étude

En cours, depuis 2022

Maîtrise d’ouvrageMuseum National d’Histoire naturelle

MandataireEugène

Maîtrise d’œuvreVPEAS

Loge des orang-outans de la singerie de la ménagerie du Jardin des plantes de Paris, 2023

Photo: Myr Muratet

Façade Nord de la Singerie de la ménagerie du Jardin des plantes de Paris, 2023

Photo: Myr Muratet

La galerie de minéralogie est le premier musée rationnel construit en France, créé pour exposer, enseigner et conserver des minéraux remarquables. Il accueille l’une des plus importantes collections de météorites au monde, collectées dès le début du XIXe siècle. Ce lieu d’exposition adopte une architecture qui magnifie sa fonction: les verrières et le double alignement de colonnes corinthiennes donnent à l’ensemble un aspect de temple au service du savoir. Lors de la décennie à venir, de très nombreux échantillons de matière extraterrestre vont être collectés par les scientifiques. Ils permettront de préciser la connaissance du fonctionnement de l’univers et la France va se doter d’un centre pour les étudier, au cœur de Paris. Fermée depuis 2018, dans l’attente de travaux d’aménagement et de restauration, la Galerie de minéralogie deviendra à terme une nouvelle fenêtre sur la science. La création et l’implantation du Centre national de la matière extraterrestre sur le site du Jardin des plantes de Paris feront ainsi de cet ensemble remarquable, un lieu de recherche, de compréhension et de diffusion des grands enjeux de la vie et de son environnement unique au monde.

Étude

En cours, depuis 2022

Coût des travaux35 067 000

Maîtrise d’ouvrageMuséum national d’Histoire naturelle

MandataireEugène

Maîtrise d’œuvreÉquilibre Structures, VPEAS, Art Graphique et Patrimoine

Façade Est de la Galerie de minéralogie du Jardin des plantes de Paris, 2022

Photo: Stéphane Chalmeau

La rotonde, inaugurée en 1812, est une des premières fabriques construites pour abriter les animaux de la ménagerie. Elle prend place au sein de la Ménagerie du Jardin des plantes, qui, ouverte à la fin du XVIIIe siècle, compte parmi les plus anciens zoos du monde. Le plan en forme de croix de la légion d’honneur de la rotonde permet une déambulation circulaire au centre de laquelle se trouve un bassin. Autour se déploient cinq alvéoles qui accueillaient des animaux, parmi lesquels la célèbre girafe Zarafa, offerte par Méhémet Ali, pacha d’Égypte, au roi Charles X. L’édifice actuel résulte de plusieurs transformations, mises en œuvre tout au long des XIXe et XXe siècles pour tenter d’améliorer les conditions d’accueil des grands herbivores puis de reconvertir le lieu en espace d’exposition. Le projet de restauration et de rénovation introduit au sein de la rotonde les espaces d’accueil et de billetterie de la Ménagerie en préservant les dispositions d’origine de cet édifice. La mise en accessibilité des abords et des espaces intérieurs est l’un des enjeux principaux de cette opération: la rotonde devient l’amorce d’un parcours de visite de la Ménagerie repensé. Un sas d’entrée est installé entre les deux alvéoles orientées vers l’allée Cuvier et la rotonde intègre la loge des tortues géantes entre deux alvéoles, que les visiteurs pourront observer depuis l’intérieur et l’extérieur de l’édifice.

Diagnostic, étude et chantier

En cours, depuis 2022

Coût des travaux2 413 600

Maîtrise d’ouvrageMuseum National d’Histoire naturelle

Mandataireh2o architectes

Maîtrise d’œuvreVPEAS, GT2i, Karolina Samborska Paysagiste, Peutz et associés, Le BE Associés

Le plan guide du Jardin des plantes propose un diagnostic, un plan des usages et un projet global de restauration et réhabilitation à mettre en œuvre progressivement. À partir d’une lecture transversale de ses composantes et de son évolution depuis le XVIIe siècle, les enjeux principaux ont pu être identifiés: minéralité et imperméabilité importante, foisonnement des collections atténué, vulnérabilité des végétaux face au dérèglement climatique, disparition progressive des jeux d’eau. Ce constat est le point de départ d’un parti de restauration de ce vaste ensemble classé Monument Historique, lieu en perpétuel mouvement, au service de la recherche et de la connaissance pour tous. Le projet prévoit d’agir sur le contexte urbain et paysager en favorisant une plus grande porosité visuelle entre le jardin, la ville et les quais de Seine, de revisiter la composition et les tracés en réaffirmant la division en carrés et en permettant la création de nouveaux jardins. L’ensemble sera rendu moins minéral et plus confortable pour les visiteurs par une gestion vertueuse des eaux pluviales et des actions menées pour la pérennité des plantations des allées. L’objectif du projet est de remettre le végétal au cœur du jardin dans le respect de la maxime «Émerveiller pour instruire» et de réintroduire l’eau sur le site, dont la présence est aujourd’hui anecdotique.

Étude

En cours, depuis 2023

Maîtrise d’ouvrageMuséum national d’Histoire naturelle

MandataireEugène